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apparition de la dame Blanche

La Dame Blanche

Qui est la Dame Blanche ?

Apparition de la dame blanche au bord d’une route

On compte plusieurs mythes, de légendes urbaines, nées de nombreux témoignages d’apparitions de spectres et d’autres phénomènes mystérieux enregistrés à travers les siècles et les décennies. Parmi elles, une légende connue et qui fût un temps l’objet d’une véritable psychose dans toute l’Europe: l’histoire de la « Dame blanche ». Qui est-elle ? Pourquoi jusqu’à ce jour, est-elle si présente dans nos mémoires ? Voici un des folklores qui ont le plus illustré le XXème siècle du monde paranormal.

Les mystérieuses auto stoppeuses

L’auto-stop nocturne de fantômes est un phénomène connu un peu partout dans le monde. On conte l’histoire de la dame blanche un peu partout en Europe, même aux Etats-Unis et dans d’autres pays. A travers les années, de nombreux automobilistes disent avoir pris des auto stoppeurs (ses) au milieu de la nuit, qui seraient disparus sans laisser de trace après un virage dangereux ou à une adresse bien précise.

Ceux qui n’ont pas eu la charité de ramasser l’auto stoppeur seraient par la suite victimes d’accident de voiture. La plupart du temps, les témoignages parlent exclusivement de femmes d’une cinquante d’années, très mystérieuses et après l’embarcation restent totalement muettes. D’autres prétendent même avoir emprunté leur veste à ces dames, qu’on retrouvera finalement sur une tombe.

Jusqu’à ce jour, le mystère de ces histoires reste entier, mais le nombre de témoignages enregistrés au fil des années est toutefois alarmant. La dame blanche auto stoppeuse est au début un folklore irlandais et écossais. On relate une dame toute habillée de blanc, et certains parlent même d’une femme vêtue de robe de mariée dont le voile cache un visage très pâle.

Les origines du mythes de la Dame Blanche

La légende de la Dame Blanche vît le jour au Moyen Âge, dans les familles princières d’Europe et plus particulièrement la glorieuse lignée des Lusignan. Cette femme serait en fait la fée Mélusine, mère de la fratrie des Lusignan. Morte tragiquement en se suicidant à cause d’une trahison de son époux, elle apparaissait la nuit pour caresser ses descendants, pour se plaindre quand les biens de la famille leur échappaient, ou encore poussait des cris sinistres quand une mort prochaine s’annonçait. Plus tard, plusieurs familles royales se targuaient d’avoir leur propre Dame Blanche qui hantait les châteaux et qui apparaissait chaque fois qu’un événement important était sur le point d’arriver. Prenons l’exemple des familles Rosenberg, Habsbourg, Neuhaus… La légende dit que si les gants de la Dame vêtue tout en blanc étaient de couleur noire, cela présageait un décès et, s’ils étaient de couleur blanche, cela promettait une naissance dans la dynastie.

L’appellation “Dame Blanche” se prête aussi à d’autres phénomènes paranormaux, comme des apparitions de spectres essentiellement constatées dans les abbayes et les châteaux.

La « dame blanche » apparaîtrait pour annoncer des événements particuliers. Un spectre accoutré de gants noirs prédirait la mort d’un proche ; à l’inverse, des gants blancs prédisent une bonne nouvelle, telle qu’une naissance ou un mariage.

Le mythe de l’auto stoppeuse exposé plus haut présente des témoignages variés, mais on distingue quelques points communs tels qu’une rencontre pendant la nuit sur une route peu fréquentée, des disparitions sur un même endroit, un homme souvent seul dans son véhicule, une jeune femme vêtue de blanc peu bavarde.

En effet, de nos jours, cette légende de la Dame Blanche est bien connue surtout des automobilistes nocturnes. En effet, elles apparaissent surtout pendant la nuit sur les routes, les ponts, les virages. Elles se présenteraient sous la forme d’auto stoppeuses. Des témoignages racontent que ces femmes ne portant que des vêtements blancs erreraient à ces endroits car elles y ont trouvé la mort : Une mort bien souvent tragique et accidentelle. Pensant l’aider, le voyageur de nuit la prend dans sa voiture. Silencieuse tout le long du chemin, arrivant au lieu crucial où elle aurait perdu la vie, elle prévient le chauffeur en poussant brusquement un étrange cri avant de disparaître sans laisser aucune trace.

Les célèbres témoignages sur les apparitions de la Dame Blanche

On connaît principalement deux versions de l’histoire de la dame blanche. La première est l’apparition de spectre dans les châteaux et la deuxième parle d’une auto stoppeuse nocturne. Cette dernière est la plus célèbre et qui compte le plus de témoins. La mystérieuse femme apparaîtrait dans la forêt de Compiègne en France, son mari étant mort dans l’un des virages. D’autres parlent d’une auto stoppeuse localisée sur la route départementale n° 7 de CHU de Caen, au Calvados en France.

Elle ferait son auto stop dans un abribus localisé sur la route. La jeune femme reste silencieuse pendant tout le trajet, jusqu’à un virage où elle paniquerait en criant au conducteur : « Attention au virage ! », et disparaîtra dans la voiture, comme volatilisée. Après avoir passé ces virages, toutes les portières sont restées totalement fermées et aucune explication ne permet de démontrer la thèse d’une fuite.

Délire ? Hallucination ? Dans tous les cas, l’expertise des gendarmes auprès de nombreux témoins démentent l’hypothèse de supercheries et les rapports proviennent de conducteurs différents, souvent traumatisés à la suite de ces mystérieuses rencontres.

Les différents types de Dames Blanches

L’histoire des « dames blanches » présentent de nombreuses versions qu’on classifie sous différents types de phénomènes. Il y a :

  • Les lavandières : de ce nom, ces spectres seraient des femmes blanches lavant leur linge au clair de lune dans des fontaines isolées. Ces spectres seraient réputées pour demander l’aide des passants afin de tordre leur linge, et casseraient le bras de ceux qui les aideraient à contre cœur.
  • Les messagères : ce sont les dames blanches annonciatrices de mort, dont l’apparition est connue au château de Lusignan, caractérisée par des hurlements lugubres et des sifflements.
  • Les spectres : les spectres apparaissent dans le cadre des châteaux ou des abbayes, certains auraient été vus dans les ruines des enceintes. Ces dames blanches hanteraient de nombreux lieux historiques notamment de France et de Suisse comme l’abbaye de Mortemer, le château de Puilaurens, le château de Hohenbourg, le château de Rouelbeau, etc.
  • Les auto stoppeuses fantômes : même si ces auto stoppeuses appartiennent à la même légende, l’histoire autour de ces apparitions parle de personnes décédées récemment sur une route bien précise.
  • Les reines de France : certaines apparitions de spectres, relatées dans les anciens châteaux par des témoins laissent penser à d’anciennes reines de France. Ces spectres sont totalement accoutrés de blanc, comme le voulait la tradition pour ces dames, en deuil de leurs époux royaux.

Les templiers et leurs trésors

Qui sont les Templiers ?

L’ordre des templiers

Les Templiers, chevaliers du Christ, devaient protéger les pélerins se rendant à Jérusalem contre les attaques de brigands

L’ordre des templiers est une petite confrérie militaire et religieuse vouée à protéger les pèlerins sur la route de la cité sainte. Leur mission est aussi de défendre les monuments religieux acquis lors des affrontements avec les musulmans. Elle fut créée à l’issu de la chevalerie chrétienne pendant le moyen Âge en 1129 ; l’ordre est formé par une milice connue sous le nom de Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. C’est une petite poignée efficace qui s’est joint à de nombreux affrontements pendant la croisade, la reconquête et la guerre sainte.

Au secours de pèlerins souvent victimes de brigandages et d’assassinats sur la route de Jérusalem, le pape décida d’entreprendre l’expédition militaire. Ce sera aux chrétiens d’occident de prendre les armes sous le signe de la croix pour défendre l’ordre du pape : d’où l’on connaît ces combattants sous le nom de « croisés ».

Les templiers étaient des guerriers volontaires qui descendaient pour sécuriser certaines routes dangereuses, comme Athlit, qui était souvent le théâtre de banditisme. Les premiers noms connus étaient Hugues de Payens, de la Maison des comptes de Champagne et Geoffroy de Saint Omer. L’Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ fût créé en 1118.

C’est le roi de Jérusalem, Baudoin II, qui octroya aux guerriers une partie de son palais, là où se trouve le temple de Salomon. C’est à partir de cet endroit symbolique qu’on leur attribua l’appellation de Chevaliers du Temple, ou simplement Templiers. Le temple de Salomon fut bâti en 961 avant Jésus-Christ ; ce sera en 587 avant Jésus-Christ qu’il sera détruit par les Chaldéens. Par la suite, la horde de templiers fût jointe par sept autres chevaliers français. On connaît André de Montbard, Gondemare, Geoffroy Bisol, Godefroy, Roral, Payen de Montdésir et Archambaud de Saint-Agnau.

La création de l’ordre des templiers

L’ordre des Templiers fût officiellement créé lors du concile de Troyes par Bernard de Clairvaux en 14 janvier 1128. L’emblème de la croix pattée est attribué à l’ordre par le pape en 1147. La tenue des chevaliers est faite d’un manteau blanc et la croix est cousue sur l’épaule gauche du manteau. L’accoutrement des templiers fait toutefois l’objet de nombreuses controverses et prend de nombreuses formes à travers les époques.

La réputation des Templiers grandit très vite et s’étend aussi en occident surtout à partir de 1291. La lutte est jointe par les Chevaliers de l’Hopital, qui créent néanmoins une certaine rivalité avec l’ordre. L’ordre du Temple s’enrichit à travers diverses activités telles que les donations, les intérêts des prêts accordés, les achats, les échanges etc.

Pour quelles raisons l’Ordre des Templiers fut-il créé ?

Les Templiers suscitent l’envie, l’admiration mais aussi quelques hostilités autour d’eux. Connus pour leur richesse, leur bravoure et leur notoriété, ces chevaliers fréquentent aussi des personnalités royales. Philippe le Bel fut roi de France lorsqu’il souhaita se rapprocher des templiers. L’entreprise de Philippe fut d’utiliser l’ordre à ses propres fins. C’est le 13 Octobre 1307, qu’il décide malgré tout d’arrêter tous les Templiers du royaume. Le succès des chevaliers fût tel que l’on eût craint de les voir surpasser l’autorité royale de l’époque.

Philippe le Bel fût protégé des banquiers, des milices protectrices, lors de l’émeute de Paris qui a failli lui coûter la vie. Pendant plusieurs années, les autres Templiers en liberté tenteront de se justifier auprès du Pape. Mais toutes ces tentatives resteront vaines, et ils verront finalement le 22 Mars 1312, l’Ordre du Temple aboli par Clément V.

Deux ans après, plus exactement le 18 Mars 1314, le grand maître du Temple Jacques de Molay ainsi que Geoffroy de Charnay furent brûlés vifs à la cité de Paris. Clément V mourut un mois plus tard, le 20 Avril.

Organisation de l’Ordre des Templiers

L’ordre est organisé sur plusieurs provinces et n’a cessé de s’étendre sur d’autres surfaces à travers le temps. Par exemple, en France, l’ordre s’organise sur Auvergne, Bourgogne, Provence ; au Portugal, en Aragon, en Castille et à Valence ; en Sicile et les Pouilles, Rome, Toscane et Lombardie ; en Angleterre, Allemagne, Hongrie, Tchéquie et Pologne ; et sur d’autres territoires tels que Jerusalem, Tripoli, Antioche, Chypre, Petite Arménie.

Par ailleurs, l’ordre des templiers s’organise sur une hiérarchie divisé en quatorze rangs, à savoir :

  • Le Maître : c’est la première figure du groupe. Toutefois, l’autorité du maître reste restreint. L’ordre est une horde de démocratie, qui partage le pouvoir de décision à tous les membres du conseil. Le rôle du maitre est donc plus dans la représentation du groupe que dans son commandement.
  • Le Sénéchal : c’est le personnage qui joue le rôle de conseiller du maître. Il seconde ce dernier en cas d’absence.
  • Le Maréchal du Couvent du Temple : c’est le général du groupe. C’est à ce chef militaire que revient les grandes décisions lors des combats.
  • Le Commandeur de la Terre de Jérusalem : il joue le rôle de trésorier. Il s’occupe des fournitures et gère l’argent des commanderies d’Europe.
  • Le Commandeur de la Cité de Jérusalem : ce personnage est le guérisseur du groupe. Il prend les malades et les blessés en charge et garde la Vraie Croix.
  • Les Commandeurs des Terres de Tripoli et d’Antioche : ce sont des représentants du maître sur chaque province. Il dispose des mêmes pouvoirs que celui-ci dans leurs zones géographiques respectives.
  • Les Commandeurs des autres provinces : jouent les mêmes rôles que ceux précités mais sur des provinces qui ne sont pas en guerre.
  • Le Frère Drapier : c’est le responsable logistique de l’ordre.
  • Les Frères Chevaliers Commandeurs des Maisons : ce sont les responsables de l’hébergement.
  • Le Commandeur des Chevaliers : ce sont des lieutenants du Maréchal du Couvent.
  • Le Turcoplier : les commandeurs des turcoples.
  • Le Sous-Maréchal : il commande aux frères de métier. En combat, il assiste le Maréchal.
  • Le Gonfanonier : il commande aux écuyers.
  • Le Commandeur de la Voûte d’Acre : il gère les biens.

Le Vaudou

Histoire du Vaudou à travers les âges

Danse pratiquée au cours de cérémonies vaudous, par lesquelles on atteint la transe

On note beaucoup de religions qui existent dans le monde. Certaines sont anciennes, héritées de génération en génération et remontent depuis les premières apparitions de l’être humain.

En Asie, on connaît le shintoïsme, le bouddhisme, l’hindouisme, etc. Dans d’autres parties du monde, on observe également des religions plus récentes, comme le judaïsme, le christianisme ou l’islam. Il existe une pratique, presque millénaire, originaire d’Afrique, que l’on connaît aujourd’hui sous le célèbre nom de « vaudou ».

Origine du vaudou et différents vaudous

En Afrique, la religion traditionnelle est en général l’animisme, mais les Africains ont par ailleurs le vaudou ou culte vaudou, qui est une forme d’animisme, mais avec d’autres adjuvants.

Le vaudou vient d’Afrique occidentale, plus exactement du Bénin anciennement appelé le royaume du Dahomey, mais pas seulement au Bénin, mais toute la partie occidentale de l’Afrique. On le rencontre aussi en Afrique centrale, comme le Congo.

Il est constitué du mélange des cultes traditionnels africains et des dieux yoruba, mais aussi de dieux fon et ewa. Les Yoruba sont un ensemble de peuples de l’ouest de l’Afrique : Togo, Bénin, Nigeria, Ghana, etc.

En Afrique du nord, le vaudou existe sous d’autres formes, notamment au Maroc et en Algérie, comme le Ganwa, qui est la forme la plus répandue et la plus connue. Le vaudou y est alors mélangé à des croyances arabes et musulmanes.

Le culte vaudou a été aussi « exporté » dans le nouveau monde, au sud-est des Etats-Unis, en Louisiane plus précisément, dans les Antilles, aux Caraïbes, surtout à Cuba, en Haïti, au Brésil.

C’est lors de la traite des esclaves noirs aux XVIIe et XVIIIe siècles que le continent américain connaît le culte vaudou. Les noirs, nostalgiques de leur pays d’origine, ne veulent pas abandonner leurs croyances et pratiques ancestrales. Au début, les colons blancs n’ont pas permis aux esclaves originaires d’Afrique de pratiquer cette religion, parce qu’elle leur semblait revêtir une sorte de vengeance des esclaves noirs contre leurs maîtres, à cause des grandes et innombrables souffrances que ceux-ci leur infligeaient. Les esclaves étaient punis d’emprisonnement ou même de mort s’ils étaient attrapés en train de s’adonner à des cérémonies vaudous. Le culte vaudou était donc pratiqué dans la crainte et en secret.

Mais plus tard, certains rites et conceptions catholiques ont été intégrés dans le vaudou, et il a été accepté par les blancs, même si ce n’était plus le vaudou d’origine, mais ce qu’on appelle le « vaudou chrétien », surtout après l’aval du Vatican dans les années 1950. Ce vaudou là est donc surtout américain. On accepte même les mélodies et les percussions vaudous dans les messes catholiques.

Les caractéristiques du culte vaudou

Les adeptes du vaudou croient en la puissance des esprits des morts, et le fait qu’ils peuvent être invoqués pour qu’ils s’incarnent provisoirement dans les êtres humains. On parle alors d’ « incorporation » ou possession d’un être humain par l’esprit d’un mort.

Les « vaudouisants »font aussi des sacrifices d’animaux, comme les chèvres, les coqs, etc.

Mais dans le vaudou, il y aussi la sorcellerie, les pratiques magiques. Qui ne connaît pas la fameuse poupée vaudou qui est utilisée pour ensorceler ou envoûter quelqu’un ? La poupée représente quelqu’un que l’on veut attaquer à distance. Elle est alors piquée avec des épingles aux endroits de son corps où on veut que la personne souffre.

On croit également à l’existence des morts-vivants ou « zombies », que l’on peut même créer artificiellement.

Les divinités vaudous

Le vaudou croit en plusieurs dieux, ou vaudousa, présents dans les forces de la nature, comme la foudre, la mer, etc. Mais le « chef » des dieux est Mahu, ou dieu suprême, à qui on ne rend pas vraiment un culte, mais que l’on remercie et glorifie. Il est considéré comme bienveillant envers tous les êtres vivants. Son nom signifie « dieu est grand » comme le dieu des musulmans, ou « l’inaccessible ». Il règne sur les autres dieux, mais il n’est pas en contact avec les être humains.

On croit aussi que des dieux subalternes résident dans les arbres, les pierres, les objets inanimés, etc. Ce sont ceux-là qui sont en communication avec les hommes. On les appelle les Lwas, ou Loas. Ce sont les Lwas que l’on invoque lors des rites pratiqués. Un des Lwas les plus vénérés est la déesse de l’amour, nommée Erzulie.

Hebieso, le dieu de la foudre et de l’orage est aussi très respecté. Il est accompagné d’un nain qui est censé fabriquer ses éclairs.

Mami Wata, qui est la déesse des eaux, de la mer, est aussi très crainte et vénérée, car elle peut provoquer la destruction comme elle peut tout aussi bien apporter les richesses de l’océan. On lui rend un culte tout particulier, surtout au Togo, au Cameroun, au Congo Brazzaville. Elle est représentée par une sirène ou une belle femme utilisant des serpents comme arme. Là-bas, Mami Wata est la puissance suprême.

En Haïti, le vaudou a aussi son « Saint Pierre » en la personne de Papa Legba, qui est non seulement le messager des dieux et sert d’intermédiaire entre les hommes et les dieux, mais détient aussi la clé du paradis et de l’enfer.

Il est à noter que le vaudou africain ne connaît pas le concept de paradis et d’enfer, notion introduite par le « vaudou chrétien ». Pour les Africains, Legba est le dieu des croisements, celui de la réflexion, en plus d’être l’intermédiaire entre les divinités et les êtres humains.

Les dieux du vaudou sont très nombreux et les adeptes essaient d’être en bonne relation avec ces dieux, d’où leurs sacrifices d’animaux, mais aussi avec les ancêtres qui sont considérés comme des sources de bénédictions ou de malédictions dans le cas où on les aurait mécontentés.

La pratique du vaudou de nos jours

Beaucoup de personnalités politiques, de stars du show-business, etc. sont actuellement des adeptes du vaudou. Le culte vaudou s’est répandu dans plusieurs parties du monde, en Europe et surtout aux États-Unis, au Canada, et beaucoup de communautés vaudous ont vu le jour depuis le début du XXe siècle. On compte à peu près 50 millions de pratiquants du culte vaudou dans le monde entier.

Le vaudou, pour ceux qui le pratiquent, n’est pas seulement une religion, c’est également une culture, une philosophie, une certaine manière de vivre. Même s’il n’existe que depuis environ quatre siècles, il s’est beaucoup répandu et n’est plus seulement la religion des noirs venus d’Afrique, c’est aussi celle de nombreuses autres personnes qui voient en ce culte un retour harmonieux à la terre et aux esprits de la Nature.

La Wicca

La Wicca : l’invocation des forces de la Nature

Qu’est-ce que la Wicca ?

Illustration d’un pentacle, de la lune, et des signes astrologiques : des symboles souvent utilisés dans la Wicca

La Wicca est une pratique mystique qui appartient aux types de sorcelleries les plus anciens. Elle est reprise à partir du 20è siècle et se définit comme une science tournée vers l’ésotérisme, et perçoit la nature comme un milieu établi d’un ordre harmonieux de forces et d’énergies invisibles.

C’est également un art qui prône le respect des éléments principaux de la nature, notamment la terre à laquelle cet art voue un grand respect.

La Wicca est une pratique développée par les grands sorciers à travers le temps, l’origine du mot « Wicca » venant du sorcier anglais Geral Gardner, qui signifie tout bonnement « sorcier ». Cette discipline est également attentive aux différents rythmes de la nature, aux cycles naturels tels que les changements de saisons, l’alternance du jour et de la nuit ainsi que les phases lunaires … etc. Elle s’applique à être en accord parfait avec la nature et son entrain.

Les cérémonies de la Wicca

Les cérémonies de la wicca sont des célébrations des différentes transitions des activités de la nature. Ces types de cérémonies, appelés « sabbats », sont réalisés au centre d’un cercle magique wiccan. Ainsi, lors de ces cérémonies, les « wiccans » et les « wiccains » (sorciers de la wicca) se rassemblent autour du cercle magique pour des prières et des invocations.

Le groupe forme alors un « coven » qui se compose de treize wiccains, de sexes mixtes. L’effectif des wiccans peut toutefois varier ; le rituel pouvant être mené par un seul wiccain, appelé le « solitaire ». Le type de célébration est propre à l’événement du moment de la nature. Tous les wiccains présents peuvent se livrer à ce type de cérémonie, en guise de célébration, pour capter l’énergie de la nature qui accompagne ces différentes transitions.

Différents types de sabbats

Comme ce sont des cérémonies qui se réalisent selon les phases transitoires de la nature, il existe différents types de sabbats wicca, et des principes bien définis, selon les caractéristiques de la période :

  • Il y a en premier lieu la célébration de « Yule », ou communément connu sous l’expression solstice d’hiver. A cette saison, le cycle est caractérisé par une nuit plus longue que le jour. Cette transition de la nature est le début d’une bataille vers la lumière, car c’est la fin d’un cycle où l’énergie du bien domine celle du mal et inversement. La cérémonie se fait le jour de la transition même, le 21 décembre.
  • Il y a la « chandeleur » ou la célébration d’Imbolc, appelée aussi « Lupercus ». C’est une célébration qui a lieu le 1er Février de l’année, qui fête la venue très prochainement de la Lumière. Cette transition de la nature laisse l’hiver, symbole de l’ombre, pour le printemps, qui indique la vie et la lumière. La cérémonie se consacre au retour de la déesse après avoir enfantée la lumière.
  • La célébration d’Ostara, qui célèbre un équilibre de la nature. A cette période, les dominances de la lumière et de l’obscurité sont égales. La tradition de la célébration consiste à une cueillette de fleurs dans les champs. L’équinoxe de printemps se voue au soleil dans cette égalité des forces de la nature. Ostara est la période de relâchement et de purification de l’âme, qui consiste à évacuer les énergies négatives, à s’éloigner du mal pour aller vers le bien.
  • La célébration de Beltaine est réalisée le 1er Mai. Elle se fait en l’honneur de la mère nourricière, la Terre et du printemps. C’est aussi une cérémonie pour enchanter la nouvelle saison et fêter les nouveaux fruits apportés par la terre. Elle se fait par des prières et des invocations de l’été.
  • La célébration de Lithia se déroule au début du solstice d’été le 21 Juin. C’est une grande fête celte.
  • Le Lammas est la fête en commémoration au dieu du soleil, Lugh. Elle se déroule le 2 Août.
  • La célébration de Mabon est en l’honneur de Mabon, le dieu de la mythologie celtique galloise. Elle se déroule le 21 Septembre pour préparer les hommes et la terre de l’arrivée de l’hiver. Le cercle magique sera orné de différentes plantes et fruits pendant la cérémonie.
  • La célébration de Samhain se fait le 31 octobre, qui est aussi une fête occidentale connue sous l’expression « Halloween ». Elle se fête en signe de commémoration des ancêtres et des morts. C’est aussi une cérémonie manifestée par des prières et des invocations.
  • Les esbats célébration de la lune se fait pendant les périodes de pleine lune.

Les invocations de la Wicca

La wicca suit des rituels d’invocations particulières, selon les quatre éléments de la nature (Terre, Eau, Air, Feu). A part les sabats, les cérémonies se fait devant des autels et se réalisent par l’allumage de cierges et s’accompagnent de différents objets ou encore des instruments. Ces derniers sont l’athame, l’épée, l’autel, le couteau à manche, le calice, la baguette, l’encensoir, l’encens, le pentacle, le chaudron, le balais, les robes, le fouet, la cloche et les cordons. Chaque invocation d’un élément suit une cérémonie et des prières spécifiques.

La magie du chaos

Qu’est-ce que la magie du chaos ?

La chaosphère, symbole de la Magie du Chaos

La magie du chaos, connu également sous le terme anglophone de Chaos Magick, peut se définir comme une forme postérieure de la magie qui préconise l’inexistence de règles dans l’univers. Cela induit à une nouvelle façon de penser libre et totalitaire.

Cette nouvelle forme de magie se diffère des autres magies par le fait qu’il n’existe pas de système qui la régit mais qu’elle est s’avère être un système en elle-même. Les techniques utilisées, dans cette science occulte, peuvent être tirées des autres systèmes, d’avoir été inventées ou d’être reprises de la pure fantaisie.

Pratiquer ce genre de magie requiert l’état second de l’esprit. Ce rituel se nomme «gnose». Pour atteindre cette sensation de nirvana, les pratiquants peuvent utiliser des moyens comme la méditation, le chant, la danse, l’utilisation de la drogue, la douleur ou l’orgasme. C’est par ces méthodes qu’on peut recréer le monde. On peut ainsi dire que la magie du chaos permet aux personnes, qui y ont recours, de croire que tout est possible et que la réalité.est modifiable. Cette forme de magie avait pris naissance dans les années 70 et Austin Osman Spare en était un des premiers précurseurs.

Le concept de saut de paradigmes

Le concept du saut de paradigmes est, sans aucun doute, la caractéristique principale de la magie du chaos. Ce terme est issu d’un certain Thomas Samuel Kuhn, qui est lui-même un philosophe. Et un dénommé Carroll fit du paradigme, ou encore technique de changement de modèle de magie, un concept majeur de cette nouvelle pratique.

Le rite lovecraftien est un type de saut de paradigme. On en connaît également la pratique d’actes de magie runique. Il est constaté que ces deux paradigmes semblent ne pas être pareils, mais du moment que le magicien du chaos fait usage de l’un des deux, il est extrêmement sûr de lui jusqu’à ignorer les autres paradigmes.

Le saut de paradigme magique a été également recensé dans des actes magiques d’autres traditions, mais c’est dans la magie du chaos qu’il inspire le plus. Son idéal repose dans ce slogan « Rien n’est vrai, tout est permis » qui avait attribué à Hassan-i-Sabbah et utilisé par Friedrich Nietzsche. Ainsi que l’autre philosophie: « Fais ce que tu veux sera le tout de la Loi ». Cette façon de penser se trouve être, ainsi, mal interprétée.

Paradoxalement, la première idée de liberté a été vue par les magiciens du Chaos comme avoir la signification qu’il n’existe aucune vérité objective à l’extérieur des perceptions ; par conséquent rien ne peut être impossible à réaliser. Le fait est que, la croyance est devenue un outil indispensable pour obtenir les effets souhaités. Certains pratiquants affirment que recourir à des croyances étranges leur permet de vivre déjà une expérience de magie qu’ils jugent valorisante. Ils pensent ainsi que la flexibilité de la croyance leur permet d’être plus libre.

Le concept de “gnose” dans la magie du chaos

Un autre concept qui a été inoculé dans la magie du chaos est l’état de gnose. Cet état est jugé comme une transe de l’esprit et qui doit être appliqué pour permettre à la magie d’œuvrer. Lors de ce rituel, la personne doit se concentrer sur un objet, une pensée, un but et par ricochet de rejeter toutes les autres pensées qui peuvent sévir l’esprit. Cela permet d’arriver plus facilement à un état second. C’est dans cet état modifié de la conscience que la magie peut totalement faire ses preuves.

Chaque chaote (le nom que l’on attribue aux magiciens du chaos) possède sa propre méthode pour atteindre cet état.

Les magiciens du chaos n’ont pas d’idées fixes concernant toutes les catégories de pensé que la société dicte. Pour eux, les raisonnements, les théories, les croyances, les habitudes ne sont que des outils qui peuvent leur servir à comprendre et à modeler le monde. En réalité, le terme de “gnose” est dérivé du terme grec qui signifie “connaissance directe”, ce qui engage “l’expérience directe de Dieu”.

Ces pratiques se subdivisent en deux catégories :

  • Premièrement, il y la gnose excitatoire qui se décrit comme le fait de repousser les limites physiques, mentales et émotionnelles jusqu’à leur point de rupture, tout cela sans vraiment perdre le contrôle. Parmi les meilleurs exemples on trouve la percussion de tambours, la litanie, les états extrêmes de colère, de peur, etc.
  • La deuxième catégorie est qualifiée de gnose inhibitoire, un de ces exemples est l’état total de lâcher prise provoqué par une méditation prolongée. Contrairement à toute sorte de magie que le monde ait connu jusqu’à aujourd’hui, cette nouvelle forme ne possède aucun symbole ou dieu en particulier. Les personnes qui ont recours à cette dernière préfèrent en choisir parmi ceux qui existent déjà dans les autres traditions.

Il n’y a donc pas de Dieu particulier pour cette pratique. Quelquefois, les rites utilisés par les chaotes, lors de leur rituel, semblent copier celle des autres techniques magiques. De toute façon, lorsque le rituel permet de donner une signification à toute chose, il devient bon pour la pratique. Néanmoins, on trouve habituellement les dieux Tiamat, Eris, Loki et Hun Tun.

Le symbole qui permet généralement de reconnaître la pratique chaote est l’étoile à huit pointes ou chaosphère qui trouve ses origines des nouvelles de fantaisie de Michael Moorcock.

Les magiciens du chaos diffèrent donc des autres occultistes par le fait qu’ils vivent à travers d’un système de croyances ou paradigme et qu’ils recherchent quelque chose de supérieure qui est le méta. Mais le jugement qui se porte sur eux, se trouve quelquefois erroné, du fait qu’ils n’existent pas dans un méta-paradigme mais essaient de suivre la théorie du chaos qui n’est elle-même qu’une théorie régissant le système où nous vivons. Elle est, donc, indispensable dans l’explication des travaux parallèles des multiples systèmes de croyances.

Ce qui a été constaté, lors de la pratique de la magie du chaos, est que, ces états d’inconscience de l’esprit arrivent à exercer sur la matière des effets que la science ne pourrait expliquer. Le surnaturel tend à pénétrer dans la vie des personnes qui peuvent atteindre ces stades de concentration. Enfin, un chaote assumera toujours la responsabilité de ses actes face à un cas d’échec ou de succès.

La magie du chaos est donc une nouvelle façon de penser qui a été établie une trentaine d’année auparavant. Elle se différencie de ses consœurs par le fait qu’elle utilise la magie pour franchir les limites de la physique et les systèmes de croyance qu’on s’est souvent fixés pour atteindre une stade plus développée de l’existence. Sa pratique répond donc à un souci de liberté totale. Elle existe pour permettre à ses pratiquants de modeler la réalité à leur guise et de leur permettre de tout faire.

Cette nouvelle forme occulte de la magie utilise des techniques qui ont été utilisées par les autres catégories de magie connues. Elle ne connaît pas de technique particulière mais leur rituel se diffère le recours à des concepts comme le saut de paradigme et l’état de gnose.

Par contre, elle ne se présente pas comme sans effet pour les personnes qui désirent la pratiquer. Pour atteindre cet état de concentration qu’est la gnose, les chaotes peuvent avoir recours à des stupéfiants ce qui leur occasionnerait de possibles addictions. De toute manière, d’autres méthodes, autres que la drogue, peuvent permette au chaote de réaliser cette transcendance.