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La civilisation Nazca

La civilisation Nazca

Civilisations oubliées : les Nazcas

Depuis les temps les plus anciens, les civilisations qui se sont succédé dans le monde sont riches d’histoires et continuent d’émerveiller d’actuels spécialistes et des archéologues par leurs précieux héritages, notamment les dessins rupestres, les sites, les tombeaux, les anciennes sculptures, etc.

Toutefois, même si ces traces du passé se découvrent en grand nombre et sont aujourd’hui les seuls témoins de l’existence de ces peuples, certains vestiges demeurent un véritable mystère pour les scientifiques contemporains.

Par exemple, des inscriptions laissées par des peuples amérindiens soulèvent de nombreuses questions. Pour les nazcas, les géoglyphes sont ceux qui fascinent le plus les chercheurs. Dans le désert au Sud du Pérou, plusieurs dessins, gravés par les nazcas, sont d’une dimension atteignant parfois plusieurs kilomètres carré, et demeurent encore aujourd’hui inexpliqués par les chercheurs.

Mais pour mieux comprendre ces œuvres, les historiens ont jugé judicieux de faire plus amples connaissances avec cette civilisation dont l’existence remonte à plus de 2000 ans.

Qui étaient les Nazcas ?

Les nazcas sont les peuples indiens les plus anciens d’Amérique Latine pré-colombienne. Selon les spécialistes, l’existence du peuple est estimée entre 100 avant J.C jusqu’à l’an 600. La civilisation a existé sur trois périodes.

  • D’abord, à partir de 100 avant J.C jusqu’à 200 après J.C, on connaît la « Proto Nazca » ou la « Nazca Initial ». C’est la période qui succède la phase Paracas-Necropolis. Elle est caractérisée par la formation du peuple grâce à l’ajout massif de nouveaux arrivants. A noter que les techniques d’irrigation des nazcas sont proches de celles des Mochica, leurs voisins, habitants du nord de Pérou, même si l’art nazca dans l’agriculture est essentiellement hérité du Paracas.
  • Il y a ensuite la période de la « Nazca Moyen » qui se délimite entre 200 à 300 après J.C.
  • Enfin on connaît la « nazca tardif » entre 300 à 600 après J.C. On doit la connaissance de ces trois périodes aux travaux de Dieter Eisleb en 1976.

L’agriculture, centre névralgique de l’économie nazca

L’économie du peuple « nazcas » repose surtout sur une agriculture intensive. Vivant dans un coin aride de l’Amérique Latine, coincé entre le Pacifique et la cordillère des Andes, les nazcas adoptaient des méthodes d’irrigation développées, issues notamment des traditions Paracas. Le mode de vie des nazcas connaît les mêmes évolutions que celui des Mochicas, qui sont étroitement liés avec leurs voisins au niveau de la culture et de l’alimentation.

Les nazcas sont un peuple très naturaliste et se vouent à la croyance de plusieurs dieux, à l’image d’insectes, d’oiseaux, de singes et d’autres animaux de leurs environnements. D’après certains spécialistes, les géoglyphes, dessinés sur plusieurs kilomètres dans les champs nazcas, sont destinés à des cultes religieux, ceux-ci étant faits pour bénéficier des bénédictions des dieux. Les nazcas étaient donc très croyants, et dont presque la totalité des œuvres avaient une vocation religieuse.

Œuvres artistiques des Nazcas

Pour la scientifique Maria Reiche, qui étudie de près les géoglyphes, la réalisation de ceux-ci en des proportions démesurées fournit des indices sur leur raison d’être. En effet, ces dessins géants seraient des messages ou des cultes voués aux dieux nazcas.

Ces œuvres ont été expressément faits pour que les dieux puissent les apercevoir du ciel, et assister ainsi le peuple dans leurs activités journalières, notamment les cultures vivrières et la pêche.

Certaines inscriptions seraient également réalisées dans des calculs astronomiques et dont certaines réponses se trouvent dans les étoiles. Par exemple, le dessin géant d’un signe correspondrait à la constellation qu’on connaît sous le nom de la Grande Ourse, qui à l’époque représentait et permettait les précipitations. Les dessins avaient donc aussi des rôles scientifiques de l’époque. Ils servaient à calculer les meilleures périodes pour une bonne récolte dans les champs.

Les géoglyphes nazcas

Les géoglyphes sont des figures géométriques tracées par les Nazcas. Ils peuvent aussi être des images géantes représentant des animaux tels que des insectes, des oiseaux ou autres. Pour ceux qui les étudient de près, les géoglyphes étaient surtout réalisées selon les croyances nazcas, mais peuvent aussi été entrepris pour protéger les plantations, qui évoluaient dans un climat aride.

Plusieurs de ces dessins s’étendent sur une surface de plus de 3 850 Km2, le long du désert dans le sud du Pérou. Ces traces du passé existent encore aujourd’hui grâce à la nature du sol qui a permis de les conserver. Quant à leur signification, beaucoup d’hypothèses ont été avancées mais ne permettent pas d’élucider de manière claire le mystère de leurs fonctions précises. Les Géoglyphes sont dans tous les cas, connus pour être reliés aux rituels religieux des nazcas, qui étaient très croyants et très pratiquants.

La réalisation des géoglyphes sont pour certains scientifiques dont l’archéologue Giuseppe Orefici, faite par des grattages en mettant des contrastes de couleurs. Dans cette région, le climat est extrêmement sec, aussi le terrain est pierreux. Ceci explique que ces dessins sont toujours visibles actuellement, 2000 ans après leur création.

Les images représentées par ces dessins seraient des dieux adorés par les nazcas. On compte plus de 350 de ces géoglyphes au Pérou. Certains d’entre eux sont sous forme d’animaux, d’autres sont des formes géométriques comme des lignes droites de plusieurs kilomètres de long ou des spirales géantes.

Il semblerait que ces lignes soient un chemin rituel effectué par les nazcas en guise de prière à leurs dieux.

Les théories sur les géoglyphes nazcas

Pour certains chercheurs, comme le savant américain Paul Kosok, les géoglyphes sont uniquement des figures d’études astronomiques, tandis que pour d’autres spécialistes, ces représentations servaient à demander l’aide des dieux. Que ces dessins aient une signification religieuse ou non, il n’en est pas moins surprenant que les nazcas aient pu avoir ces connaissances avancées en géométrie à leur époque car ces lignes étaient étonnamment précises.

Les nazcas auraient-ils eu accès à une science plus poussée que les autres peuples de cette époque ? Mais, alors d’où leur est-elle venue ? Est-ce que les rumeurs selon lesquelles ils auraient eu des contacts avec des extraterrestres seraient fondées ? Jusqu’à aujourd’hui, aucune réponse n’a pu être apportée à toutes ces questions, et le mystère reste entier.

Pourquoi recourir à la voyance en ligne ?

Depuis la nuit des temps, la voyance est un art divinatoire utilisé par le commun des mortels face aux diverses situations de la vie. Déclinée en différentes formes : tarot marseillais, numérologie, astrologie…, elle apporte des solutions aux questions de l’existence.

Si auparavant la consultation se faisait au cours d’un entretien face à face au voyant, les avancés dans le domaine du numérique ont tout changé. Elles donnent aujourd’hui la possibilité de recourir à la voyance en ligne. De quoi ressort la voyance en ligne ? Quels sont ses avantages ? Les réponses sont dans la suite de cet article.

La voyance en ligne : de quoi s’agit-il ?

La voyance en ligne est une forme de voyance pratiquée sur le web ou l’internet. Il s’agit en effet d’une pratique de cet art divinatoire qui emploie les nouveaux moyens de communication. Contrairement à la pratique classique, les consultations s’effectuent en ligne à travers des outils digitaux comme la webcam.

Autrement dit, les sessions de consultation se déroulent à distance. C’est une alternative plus simple qui permet à celui qui consulte de bénéficier de l’aide d’un voyant depuis le confort de sa chambre. Que ce soit pour éclaircir des problèmes familiaux, professionnels ou des blocages de la vie, la voyance en ligne s’est révélée une meilleure option. Ceci n’est pas sans compter ses nombreux atouts.

Quels sont les atouts de la voyance en ligne ?

Recourir à la voyance dans nos sociétés orientales n’est pas toujours facile. Souvent qualifié d’ésotérique, cet art divinatoire est considéré comme un tabou. Pourtant, il n’y a rien de honteux à consulter un voyant. En cela, le but principal de la voyance en ligne est de rendre cet art disponible à tous. Elle présente de nombreux atouts.

Une consultation pratique

La voyance en ligne est de loin la meilleure solution pour une consultation assez pratique. C’est la forme de consultation la plus adaptée à notre mode de vie actuel. Elle permet de retrouver la sérénité face à diverses situations de la vie sans pour autant pousser les portes d’un cabinet de voyance.

Que ce soit pour éclaircir une situation professionnelle ou régler des problèmes de cœur par une voyance gratuite amour, la voyance en ligne est la solution la plus indiquée. À travers les moyens digitaux, le spécialiste se chargera de vous éclairer afin d’aider à prendre de bonnes décisions.

En plus, les plages horaires pour une consultation en ligne offrent un plus large éventail de possibilités. Dès que le doute vous submerge face à une situation, vous pouvez entrer en contact en toute quiétude avec votre voyant.

Une plus grande confidentialité

Garder l’anonymat est le fort de la voyance en ligne. Puisque les échanges s’effectuent depuis des écrans, la confidentialité est de mise. Le spécialiste à qui vous avez recours n’a pas la possibilité de voir votre face, encore moins votre identité. Tout ce à quoi il a droit, ce sont vos questions. Il se chargera de les élucider une à une.

Ce caractère confidentiel de la voyance en ligne offre d’ailleurs une plus grande aisance dans les discussions. Sans aucun complexe, il vous sera plus facile de présenter vos préoccupations à votre spécialiste afin d’être plus éclairé sur vos doutes.

Une option économique

La voyance en ligne est un excellent moyen de faire des économies. En effet, vous n’avez plus besoin de parcourir de longues distances pour honorer à un rendez-vous chez le voyant. Ceci vous fait profiter d’un gain de temps important. De même, les consultations en ligne sont moins coûteuses que les consultations en cabinet. Autrement dit, vous gagnez sur tous les plans en optant pour une voyance en ligne.

En bref, la voyance en ligne est une excellente solution pour prendre son destin en main face à des difficultés existentielles. Confidentielle, immédiate et économique, elle permet d’avoir la claire vision de ce qu’il faut faire dans des moments de doute.   

La table Ouija

Utilisation de la table Ouija

Le Ouija accompagné par sa goutte, qui permet à un esprit de communiquer avec les vivants

Depuis que l’on connaît l’existence de l’Ouija, il a fait naître des suppositions et des spéculations sur son pouvoir. Cet outil divinatoire est constitué par une planchette de bois. Cette dernière inclut des représentations des lettres de l’alphabet latin et puis dix chiffres arabes y sont aussi inscrits. On peut aussi y trouver les inscriptions des termes suivants : « oui » et « non ».

On fait souvent l’usage de cet instrument, la planche Ouija, lors de séances de spiritisme. Pendant ces sessions, l’instrument est mis sur une table tournante. Son rôle principal est d’être l’interface de dialogue entre les êtres vivants et les esprits. Ces derniers s’en servent d’ailleurs pour faire parvenir des messages directs. Ils peuvent ainsi contacter les vivants et se manifester à l’assistance. Cette action se produit lorsqu’une personne dans l’assistance épèle des mots.

Le mot Ouija provient de terme de langues différentes. Il y a notamment le mot « ja » qui signifie oui en allemand, et bien entendue il y a le mot français « oui ». Le terme Ouija est donc une combinaison de mots, qui est tous deux une réponse positive à une question. Comme il sert de moyen de communication, lors des séances de spiritisme, on pose souvent la question : esprit es-tu là ?

On utilise généralement la planche Ouija si l’on veut avoir les réponses sur ce qui concerne un sujet. La plupart du temps, les sujets des questions ne sont pas limités, ni même leur nombre d’ailleurs.

D’une manière générale, il y a plusieurs participants lors de ces séances de spiritisme. Et il faut toujours garder la politesse envers les esprits si l’on veut que le contact se passe bien. Certaines personnes la considèrent comme un jeu, mais cela devrait pourtant être pris avec sérieux car l’utilisation d’un Ouija peut libérer des esprits très puissants et maléfiques si l’on n’y prend pas garde.

Comment se passe une séance de spiritisme avec une table Ouija ?

Au cours d’une séance de spiritisme, les intervenants doivent se rassembler autour de la table et de l’outil divinatoire, la planche Ouija. Puis, chaque personne pose deux doigts sur la goutte, la partie du Ouija qui va se déplacer sur la planche pour désigner les symboles gravés dans le bois. Puis avec les pouvoirs des esprits, la goutte se déplace et commence à épeler un à un les mots qu’ils veulent partager avec les intervenants. Il peut s’agir d’un message de prévention, ou bien une divination ou la réponse à la question posée précédemment.

Il est indispensable que les doigts des participants restent sur la goutte. Mais en cas de nécessité, il est quand même possible de les retirer un moment. Il faut que ceux qui participent soient totalement en phase les uns avec les autres et qu’ils soient en paix avec eux-mêmes. Cela est nécessaire pour éviter qu’un des participants soit possédé par un esprit.

Quelques précautions à prendre lors d’une séance de spiritisme

En plus de cela, il est plus prudent de faire un petit exercice de concentration ou de méditation avant la séance de spiritisme utilisant une planche Ouija. Certaines règles sont également à respecter dont : l’interdiction de poser des questions sur le monde des morts et tout ce qui touche l’au-delà. Il est aussi recommandé de commencer la session par une prière. Après la séance il faut toujours demander aux esprits de partir, après les avoir remercier, puis ranger la table de Ouija.

Ne pas le faire et laisser le Ouija sorti peut avoir des conséquences désastreuses, car une porte est alors ouverte entre notre monde et le monde spirituel, et n’importe quel esprit pour l’utiliser pour franchir la frontière qui existe ente ces deux univers parallèles.

Il y a certaines religions qui interdisent la pratique de l’Ouija. Il y a par exemple le christianisme et le judaïsme, qui le bannissent totalement car il est, semble-t-il, satanique. Cette pratique est d’ailleurs considérée comme de la sorcellerie ou de la magie ; c’est d’autant plus vrai car c’est une pratique divinatoire.

La table Ouija aide les personnes à apaiser leurs inquiétudes et à répondre à des doutes relatifs à l’avenir. Il est vrai que les personnes présentes pendant la séance peuvent être influencées par des esprits. Il faut faire attention à ces derniers car certaines fois il est assez difficile de connaître qui est l’entité qui nous parle et avec qui nous conversons. Il se peut que ces esprits soient maléfiques. Mais il ne faut pas avoir peur car il y a dans l’Ouija des techniques de détection des mauvais esprits. Notamment si la goutte est en train de pointer vers les quatre coins de la table. C’est aussi le cas si elle dessine un huit au centre de la table, ou bien si elle cherche à sortir de la table. Il faut aussi se méfier quand la goutte désigne des symboles et se met à faire un compte à rebours. Dans ce cas de figure, il faut tout de suite arrêter la séance.

Cet outil permet à tout le monde de devenir médium pour un moment. Il autorise les gens normaux à entrer dans le monde du paranormal. Et que ces personnes puissent constater par elles-mêmes qu’il y a des forces surnaturelles tout autour de nous et qu’elles nous aident. Et c’est l’Ouija qui aide ces personnes à entrer en contact avec les esprits. Le procédé est simple et les résultats sont tangibles.

L’Ouija est source de multiples et diverses histoires passionnantes et extraordinaires. Par exemple dans le cinéma et dans les romans, elle a inspiré les hommes et leur a donné de l’espoir. L’Ouija est utilisé par les médiums et par des personnes qui ont l’effet idéomoteur ; c’est-à-dire que les participants n’ont pas conscience qu’ils font des gestes mais cela vient de leur inconscient.

Comment obtenir des résultats positifs grâce à une table Ouija

La table de Ouija est souvent utilisée au cours de séances de spiritisme

Si l’on veut avoir des effets favorables avec l’utilisation de la planche Ouija, il faut suivre quelques procédés. Premièrement, il faut mettre l’ambiance dans la pièce où l’on va faire la séance :

  • baisser la lumière,
  • supprimer les bruits venant des appareils tels que la télé ou la radio,
  • puis, il faut disposer et allumer des bougies et faire brûler de l’encens.

Tout cela participe à l’optimisation de la réceptivité des participants. Et puis cela aide aussi à apaiser les esprits. Il est indispensable de bien se mettre à l’aise avant de débuter la séance et de poser la première question. Il est important de rester lucide, car quelquefois la réponse semble cocasse et dénuée de sens mais après quelque temps de réflexion la réponse va être plus claire. Il faut capter les ruses et les pièges que les esprits vont vouloir tendre au cours de la séance de spiritisme.

Il est dans leur nature d’être joueurs et menteurs ; Il faut seulement s’armer de patience et être à l’affût. Puis il faut mettre le doigt sur la goutte sans trop appuyer.

Cette planchette est très facile à utiliser si les personnes qui l’utilisent sont en phase avec le procédé. Il faut bannir toute attitude négative. Il ne faut pas tenter les esprits sous peine de subir leur colère. Si une personne tente seulement de voir si cela marche réellement, alors elle sera déçue car l’esprit perçoit les pensées et les mauvaises intentions des participants.

La séance doit se faire avec le plus de concentrations et le moins de bruits possible. Il est possible de faire l’acquisition de la planchette divinatoire, mais bien garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un jeu, mais d’un réel outil divinatoire qui ouvrira une porte par laquelle l’esprit appelé pourra s’extirper du monde des esprits.

Il ne faut pas avoir peur de poser les questions qui sont importantes. L’Ouija peut y répondre clairement, de manière précise, et sans a priori. En plus il est permis à tout le monde, même les enfants de participer à la session. C’est le moyen le plus sûr et le plus rapide d’obtenir les réponses quand on ne sait plus où allez les quérir.

Une dernière chose à faire à la suite d’une séance de spiritisme au cours de laquelle une planche Ouija a été utilisée : il est indispensable d’avoir une réelle foi dans prédictions obtenues à partir de la planchette et d’œuvrer par rapport à cela. N’hésitez pas à prêter serment à la fin de la séance, cela apaisera l’esprit qui aura alors la conviction d’avoir été entendu et écouté, et pourra repartir d’où il est venu sans faire de problèmes. C’est la clé de la réussite.

La voyance dans l’antiquité grecque

Le temple d’Apollon à Delphes, où la pythie délivrait ses célèbres oracles

Présentation de la voyance en Grèce pendant l’antiquité

En matière divinatoire, les grecs anciens avaient hérité leur savoir des Chaldéens. Ils l’avaient mis à jour par rapport à leurs croyances, et firent ainsi de la mythologie un des piliers de la société grecque antique. Ainsi, que ce soit en matière politique ou dans le privé, il était fréquent de décrypter la volonté des dieux avant de prendre des décisions importantes. En effet, de peur de provoquer la colère des dieux, les consultations divinatoires étaient fréquentes, et la voyance connu un essor sur plusieurs siècles dans cette partie du monde, où elle était reconnue officiellement.

Deux catégories d’arts divinatoires principaux se distinguent : la voyance par les oracles, de nature religieuse, et qui était le fait de prêtres jouant le rôle d’intermédiaires entre les dieux et les hommes d’une part ; et d’autre part les devins, spécialisés dans l’interprétation de signes de tout ordre, et qui œuvraient plus spécifiquement dans la sphère privée.

La voyance par les oracles

Ce type de voyance jouait un rôle important notamment avant la prise de décisions politiques. Par exemple, il était nécessaire de consulter les oracles avant d’engager une bataille, ou au contraire avant de signer un traité avec une autre cité.

La voyance par les oracles prenait place dans un lieu sacré, où un dieu communiquait habituellement et de manière directe avec les prêtres dévoués au service et au culte du dieu en question. Ainsi, des sanctuaires étaient consacrés aux différents dieux, au sein desquels officiaient des religieux capables d’interpréter les messages divins.

Aujourd’hui encore, de nombreux vestiges de ces temples sont visibles en Grèce ou dans une partie de la Turquie, à l’époque comprise dans la civilisation grecque. On peut ainsi citer le temple d’Apollon, l’un des plus célèbres, qui fut construit au quatrième siècle avant JC.

Le sens du terme « oracle » se rapportait ainsi non seulement au message divin lui-même, mais désignait par extension le prêtre responsable de son interprétation et de sa transmission aux autorités concernées. Ces prêtres étaient aussi appelés prophète, au sens grec du terme, c’est à dire “celui qui parle à la place de dieu“.

Parmi les oracles grecs les plus connus, figure le fameux oracle de Dodone, que les prêtres interprétaient dans le mouvement des feuilles des chênes agitées par le vent. Ce n’est pas tant par le type de voyance concerné que cet oracle comptait parmi les plus importants, mais il s’agissait ici de rapporter les volontés de Zeus, le dieu des dieux.

Zoom sur l’oracle de Delphes

L’oracle de Delphes est lui aussi souvent cité dans les textes poétiques et philosophiques grecs. Chargée de transmettre les messages du dieu Apollon grâce à ses dons d’interprétations, la Pythie, aussi appelée Pythonisse, était une prêtresse grecque assez âgée. Elle s’exprimait en vers, dans un langage imagé, que deux prêtres du temple d’Apollon étaient chargés de retranscrire au consultant. Elle est restée très célèbre jusqu’au 2ème siècle avant J.C.

Pour exercer son don de voyance, la Pythie s’enfermait dans une grotte proche du sanctuaire. Avant de consulter la personne, qui au préalable avait dû s’acquitter d’une taxe, et faire un sacrifice à Apollon, la Pythie allait se purifier dans la fontaine Castalia, pour ensuite prononcer sa prophétie.

L’oracle de Delphes pouvait recevoir toute l’année, excepté pendant les trois mois d’hiver, période pendant laquelle Apollon se rendait en Hyperborée et cédait la place dans le temple au dieu Dionysos.

Son importance fut telle que l’économie florissante de la ville de Delphes reposait essentiellement sur la voyance, et l’afflux de capitaux dus aux pèlerins venus consulter l’oracle de toute la Grèce. C’est d’ailleurs à Delphes que furent créées les premières banques, afin de pouvoir gérer l’argent généré par le temple d’Apollon.

L’un des plus célèbre oracle rendu fut à l’origine de la création de la cité de Cyrène, colonie grecque en Libye : un dénommé Bathos souffrait de bégaiement et vint voir la Pythie qui lui dit que pour soigner le mal, il devait se rendre à Cyrène et y fonder une colonie. En se rendant sur place, Bathos croisa la route d’un lion ; et la terreur provoquée par cette rencontre le guérit définitivement de son bégaiement.

La voyance pratiquée par les devins

Dans la Grèce antique, les devins avaient pour mission d’interpréter les messages des dieux, mais contrairement aux oracles, ils n’étaient liés à aucune divinité en particulier. Bien qu’ayant une place d’importance dans la société antique, il ne jouait pas le même rôle politique et officiel que les oracles.

On consultait souvent les devins à titre personnel, pour savoir ce que cachait l’avenir, et ainsi être sûr de prendre la bonne décision.

Les devins faisaient appel à différentes formes de voyance :

  • L’ornithomancie ou l’observation du comportement des oiseaux dont les spécialistes furent Tirésias, Amphiaraos et Mopsos,
  • L’extipicine ou la lecture des entrailles d’animaux,
  • L’oniromancie ou l’interprétation des rêves,
  • La clédonomancie ou l’interprétation de la gestuelle, des paroles, et du comportement (par exemple : le message divin peut passer par le moyen d’un simple éternuement),
  • L’astrologie par l’horoscope découverte depuis 400 ans avant J-C., et qui influença notamment la voyance arabe.

Les devins occupaient une place importante dans la vie publique de la Grèce antique, et s’il ne possédait pas le caractère officiel des oracles, le fait que des personnes importantes et influentes les consultaient leur conférait indirectement un rôle politique et religieux.

Parmi eux, on dénombre des savants tels qu’Aristote, Platon, Ptolémée, ou Hippocrate. Ces sage pratiquaient l’astrologie, ainsi que plusieurs autres disciplines : ils étaient à la fois devins, astronomes, astrologues, médecins, etc.

Quelques célèbres voyants et devins de l’époque antique en Grèce :

Une oeuvre de Johann Heinrich Füssli représentant Tisérias, célèbre devin grec de l’Antiquité

Mélampus : c’était le plus ancien des devins. Il était originaire de Pylos et interprétait le langage des oiseaux. Ce voyant était rattaché au dieu Apollon. Son principal exploit fut la guérison des filles de Proetus d’une grave maladie.

Tirésias : devin grec très célèbre à travers la mythologie. Né à Thèbes et aveugle depuis l’enfance, Tirésias se rattachait surtout au cycle des légendes thébaines. Il était l’auteur de plusieurs prophéties célèbres, à tel point que l’on avait fait de l’endroit où se situe son tombeau le siège d’un oracle.

Bérose : né vers 330 avant J.-C., à Babylone, et il est mort à Cos vers 260 av. J.-C. Il était à la fois le prêtre du dieu Mardouk, un inventeur, un historien de l’époque chaldéenne, et un astrologue. Il avait vécu sous le règne de Cassandre (354-297), le roi de la Macédoine suite au partage de l’Empire d’Alexandre. Il avait annoncé à ce monarque la conquête d’Athènes, qui fut effectivement réalisée.

Aratus ou Aratos : ce poète grec (315-240 av. J.-C.), ami de Théocrite, avait vécu en macédoine, et avait été le protégé du roi Antiochus Soter. Il était l’auteur d’un long poème didactique, intitulé « Les Phénomènes ». Dans son œuvre, ils présentaient ses prédictions astrologiques et météorologiques. Il pouvait prédire la météo, notamment en interprétant le vol des oiseaux.

Hipparque de Nicée : il avait vécu au deuxième siècle av. J.-C – entre -190 et -126, à Rhodes. Il était l’un des plus célèbres astronomes et mathématiciens de l’époque antique de la Grèce. Il fut l’auteur de la théorie de « la précession des équinoxes ». Il s’agit d’une table géométrique des « cordes ». Il avait découvert et décrit la division du cercle en 360 degrés, mais aussi établit une carte composée de plus de 850 étoiles, et leurs positions exactes dans le ciel. Hipparque de Nicée fut le premier à répertorier avec exactitude les mois, les jours, les heures et la position des éclipses dans le ciel. Fondateur de la trigonométrie, il fut également le premier scientifique à séparer l’astrologie de l’astronomie.

Les sibylles : on attribuait ce nom aux femmes qui avaient le don de prophétie dans la Grèce antique. Contrairement aux pythies qui étaient affectées au sanctuaire d’une divinité, les sibylles étaient souvent sur les routes. Elles étaient nombreuses à pratiquer la voyance en donnant une divination occasionnelle, indépendante, nomade. Elles étaient, en général, des femmes mûres ou âgées. Leur façon de parler est réputée d’obscure et de mystérieuse. D’où le sens de l’adjectif « sibyllin » qui veut dire énigmatique.

L’Île de Pâques

Mémoires et légendes de l’île de Pâques

Perdue au fond de l’océan Pacifique, l’île de Pâque est un coin retiré de la planète, loin des terres voisines. Cette petite contrée, bien qu’étant d’une superficie restreinte est riche de mystères et d’histoires, la culture ancestrale étant à travers les siècles, souillée par plusieurs vagues de colonisations européennes.

Géographie de l’île de Pâques

Les Moaïs, ces géants de pierre mystérieux que l’on trouve sur l’île de Pâques

L’île de Pâques est sans doute l’une des plus reculées du monde. Dans l’Océan Pacifique, elle se situe à plus de 2650 km de Chili et à 4000 km de Tahiti. Elle se trouve emprisonnée par les mers, son voisin le plus proche se situant à 2000 km. Etant donné sa localisation, l’île dépend aujourd’hui grandement de Chili. Elle s’étend sur une petite surface de 162 km2, ce qui la sujette à des climats plutôt peu cléments. Un vent permanent coiffe cette portion de terre et défavorise la végétation.

Tout d’abord, l’île de Pâques est volcanique, où l’on compte trois volcans qui ne sont pas encore entrés en activité. Le Rana Kano, le Rana Roratka et Puakatike sont les monts volcaniques qui déforment le relief de l’île. La contrainte la plus notable pour les habitants est la distance, où l’on ne trouve âme qui vive à moins de 2000 km à la ronde. Le territoire le plus proche est Pitcairn.

Même si les caractéristiques volcaniques de l’île lui offre des terrains très fertiles, elle possède peu de végétation du fait de la présence de vents violents. L’île est de forme triangulaire, la longueur la plus importante se mesure à 23 km.

Histoire et peuplement de l’Île de Pâques

La première visite de l’île par un européen fût faite par un navigateur néerlandais. On doit le nom « île de pâque » à Jakob Roggeveen, qui la découvre, un jour de pâque 1722, le 5 avril. On comptait à l’époque environ 4000 habitants.

Le territoire ne compte qu’un seul village, qui se nomme Hanga Roa. L’île sera annexée une cinquantaine d’années plus tard par les espagnols, où on lui connaît sous le nom d’Isla San Carlos ; et sera ensuite concédée aux Français qui s’y installent en 1864. Peu avant cette date, les habitants originaires de l’île furent victimes de nombreuses déportations et de trafics d’esclaves pour l’Amérique du Sud. A la suite de ces évènements, la population de l’île s’en est retrouvée fortement diminuée, passant de plusieurs milliers à 111 âmes.

Les premiers intérêts scientifiques sur l’île après celui des ahûs, les monuments essentiels de son histoire, portent sur son peuplement. Autour de la question se sont concentrées plusieurs études archéologiques. Les premiers occupants de l’île seraient, selon les analyses réalisées sur d’anciens squelettes, des habitants similaires au peuple polynésien. Néanmoins, les théories sur la nature exacte des habitants de l’île sont très controversées.

Ceci s’explique surtout par les statues gigantesques qui révèlent des visages avec des traits particuliers, semblables à ceux des Incas. En effet, sur ces statues faciales, on peut observer un nez fin et de longues oreilles, traits qu’on ne retrouve pas chez les polynésiens. D’autant plus qu’un mystère plane jusqu’à ce jour quant à l’origine et la conception de ces statues géantes.

Faune et flore de l’Île de Pâques

Selon les découvertes et les rapports du navigateur Jacob Roggeveen, l’île est depuis longtemps pauvre de végétation et donc de bois. C’est justement sur ce fait que les interrogations autour de l’élaboration des statues géantes (certaines pesant plus de 70 tonnes) se concentrent.

En effet, le transport de ces statues aurait impliqué des techniques de l’époque qui ont recours à des matériaux en bois tels que des plates-formes roulantes et des leviers. Néanmoins, des analyses démontrent la présence d’anciennes forêts sur l’île. D’ailleurs, certaines théories avancent l’idée d’un usage intensif du bois qui aurait vite dépouillé l’île de la plupart de sa flore. A l’arrivée de l’européen Jacob Roggeveen, il parle d’un paysage vide et quasi-dévasté.

Les mystères de l’île de Pâques

Les statues de l’île de Pâques

De nombreuses études ont également été menées sur les statues géantes de l’île de pâques, notamment sur leur élaboration, leur transport et leur signification. On compte plusieurs centaines de terrasses de pierre et près de 900 statues, appelées les moaïs. On sait aujourd’hui que les roches utilisées pour ces œuvres ont été extraites du volcan de l’île, le Rano Raraku. Depuis le volcan jusqu’à leur emplacement, on mesurait une distance de 25 kilomètres. Certaines de ces statues gigantesques de basalte étaient de 4 mètres de hauteur et pesaient de 25 à 80 tonnes.

Nombre de ces statues ne sont pas restées intactes à travers le temps, certaines cassures étant estimées par les spécialistes comme des défauts de fabrications, à la suite de chutes ou d’autres incidents lors de leurs conceptions. D’ailleurs, si certaines statues sont restées debout, d’autres sont brisées, face contre terre, et n’ont pas été relevées. Certaines œuvres sont demeurées inachevées, laissées brutalement dans leur imperfection, et qui laissent penser à des contraintes qui se seraient abattues sur leurs auteurs.

Selon l’histoire, ces statues auraient été érigées en l’honneur des dieux, la plus gigantesque étant découverte pesant plus de 250 tonnes et sculptée dans une roche de 30 mètres de long. Certaines œuvres seraient victimes des habitants même de l’île qui, n’ayant pas reçus les faveurs des dieux, les auraient eux-même détruites.

Les tablettes de l’île de Pâques

Par ailleurs, d’autres vestiges ont été laissés par l’ancien peuple de l’île de pâque. Si les statues géantes ont intrigué de nombreux spécialistes, les inscriptions sur d’anciennes tablettes restent jusqu’à ce jour indéchiffrables. On connaît l’écriture adoptée par les ancêtres de l’île de pâque sous le nom de rongo-rongo.

Initialement, il existait des tablettes par centaine, la plupart étant détruites à la suite d’invasion étrangère, d’autres selon certains, secrètement cachées pour être à l’abri des dégâts provoqués par les colonisateurs. Aujourd’hui, on ne compte plus que 21 de ces tablettes. Certains estiment que les œuvres du même type auraient été brulées au passage des missionnaires dans l’île.

Actuellement, le musée de Braine-le-Comte, en Belgique, possède la plus belle collection de ces tablettes. Parmi les restes de ce passé, on retrouve également des pétroglyphes dont la signification reste mystérieuse pour les scientifiques.

Le Triangle des Bermudes

Le mystère des disparitions dans le Triangle des Bermudes

Le fameux triangle des Bermudes

Si certains endroits terrestres abritent des légendes aussi surprenantes les unes que les autres, les mers elles aussi possèdent leur lot de mystère, comme des disparitions inexpliquées de navires, d’aéronefs et d’avions, souvent dans des circonstances plus qu’étranges.

On parle d’une zone particulièrement dangereuse dans le monde, et qui compte un nombre record de disparitions inexpliquées de toutes sortes d’appareils de navigation. Un exemple célèbre est localisé dans l’océan Atlantique, délimité entre les côtes de Miami aux États-Unis, les îles des Bermudes et San Juan Porto Rico. Malgré de nombreuses expertises et de spéculations, le mystère de cette zone reste jusqu’à ce jour entier.

Voici l’histoire du célèbre Triangle des Bermudes.

Les mystères autour du Triangle des Bermudes

Origines du mythe

On doit l’appellation le « Triangle des Bermudes » au journaliste Vincent Gaddis qui évoque l’expression pour la première fois dans un magazine relatant les premières disparitions dans la zone, et qui n’ont pas manqué d’inquiéter rapidement les lecteurs. Malgré sa réputation, l’endroit reste jusqu’à aujourd’hui abondant de trafic aussi bien maritime qu’aérien. Pourtant, à travers les décennies, cette portion de mer continuera à faire des victimes et de rares rescapés, souvent incapables d’expliquer réellement ce qui s’est passé dans le secteur ce jour là.

Il est à savoir avant tout que le Triangle des Bermudes est le théâtre de violentes tempêtes, de changements de temps imprévisibles et d’irrégularités des eaux pouvant être mortels pour les voyageurs non avertis. Depuis les premiers siècles, l’abondance du vent dans cette partie du globe est profitable pour les navigateurs pour un gain de temps dans leur voyage.

Mais les hypothèses scientifiques les plus pertinentes resteront finalement impuissantes face aux mystères des disparitions enregistrées dans les dernières décennies.

Ce sont surtout les disparitions spectaculaires et intrigantes de cinq navires lors d’une mission d’entraînement qui réveilleront la légende du triangle des Bermudes. Depuis, l’évènement sera suivi d’une série de disparitions inexpliquées, dont les victimes jusqu’aux appareils de navigation resteront introuvables malgré de longues et minutieuses recherches.

En Floride, aux Etats-Unis le 5 décembre 1945, a environ 2h 10 de l’après-midi, cinq pilotes partent de Fort Lauderdale, pour effectuer une mission d’entraînement de routine.

A bord, on enregistre 14 membres d’équipages qui effectuent avec succès le parcours maritime jusqu’à leur destination. La mission se passe sans encombre jusqu’à leur retour, où l’on enregistre des difficultés dans la transmission radio des pilotes. Dans les minutes qui suivent cet incident, les cinq navires ne donneront plus signe de vie et n’ont jamais regagné les côtes. Par la suite, malgré d’importantes fouillent, ni appareils ni victimes ne seront retrouvés.

Disparitions étranges dans le Triangle des Bermudes

D’autres disparitions s’ajouteront à l’inquiétude des spécialistes, des avions qui survolent la zone disparaissent sans laisser de trace.

D’abord en Janvier 1948, « Star Tiger » l’avion de la B.S.A.A.C traverse le triangle et s’évanouit dans la nature sans appel S.O.S ni d’incidents particuliers.

Un an plus tard, ce sera au tour du Tudor IV de la B.S.A.A.C, le « Star Ariel » de se volatiliser sans explications plausibles.

Toujours en 1948, un DC-3 de la compagnie Airborne Transport transporte 32 passagers, décolle et n’atteindra jamais sa destination, aucune trace retrouvée.

Plus important, le 30 Octobre 1954, un Super Constellation de l’US Navy et 52 occupants disparaissent dans un silence total, ne laissant aucune hypothèse permettant d’expliquer la disparition.

Pour d’autres témoins qui ont traversé la zone dite du Triangle des Bermudes, d’étranges anomalies techniques comme le dérèglement des aiguilles du cadran de l’appareil se seraient passé au cours de leur voyage.

Beaucoup parlent même avoir aperçu en vol, un étrange phénomène météorologique, comme une formation de nuages gris chargé de lumière et d’électricité qui aurait absorbé l’appareil et l’aurait transporté loin de leur destination.

Expertises des spécialistes

Qu’en dit la science ?

Néanmoins, certaines théories scientifiques tentent de soulager certains questionnements quant à ces disparitions mystérieuses.

Le phénomène du magnétisme est l’une des théories les plus proches des explications rationnelles et plausibles, bien que certains faits relatés lors des accidents restent totalement étrangers à la loi de cette science. Certains témoins disent avoir aperçu d’anciens navires portés disparus, naviguant tranquillement dans les eaux lointaines et qui s’avèreraient être totalement vides.

Les consciences attribuent ces mystérieuses disparitions à des légendes et des phénomènes paranormaux comme des enlèvements d’ovni ou des attaques de monstre qui habiterait les eaux des Bermudes.

Dans tous les cas, malgré la tentative de nombreux scientifiques à expliquer ces disparitions, certaines gardent leur mystère entier.

Par ailleurs, d’autres théories scientifiques, jusqu’ici auraient encore peu de fondements, parlent de gaz sous marin qui causerait ces étranges accidents.

L’effet Hutchinson a aussi souvent été évoqué, mais les phénomènes naturels les plus inattendus ne permettent pas d’expliquer entièrement ces disparitions dérangeantes.

Les caractéristiques des disparitions des Bermudes

Ces accidents se passent de manière aléatoire et ne frappent aucun type de victimes en particulier. Toutefois, ces disparitions présentent des caractéristiques communes qui laissent penser à un phénomène unique qui causerait ces pertes.

Dans la plupart des cas, ces disparations se fait de manière soudaine et ne laisserait pas le temps ni l’occasion aux victimes de solliciter des secours. De plus, les accidents survenus dans le Triangle des Bermudes sont précédés le plus souvent par d’étranges anomalies techniques au niveau des appareils de communication et d’orientation.

Le dérèglement de ces objets ont été expliqué d’une manière vague, sans grande conviction de la part des spécialistes et gardent une partie de leur mystère. Le plus étrange est qu’à croire les recherches des scientifiques, ces disparitions ne laisseraient pas d’épaves sous les mers. Où sont donc partis ces navires et ces appareils volants, certains étant massif et volumineux ? Existe-t-il une théorie scientifique qui percera un jour le mystère de ce phénomène paranormal ?

Dans tous les cas, il faut dire que le triangle des Bermudes fait encore aujourd’hui l’objet de nombreuses investigations qui tentent désespérément d’apporter des réponses aux phénomènes.

Des témoignages qui dérangent les scientifiques

Quant aux témoignages de certaines personnes ayant survolé le triangle, certains ont été réfutés et jugés comme peu authentiques par certains spécialistes. Ceci s’explique par certains faits relatés, difficiles à concevoir pour les esprits cartésiens, notamment le voyage d’une demi-heure dans le temps après avoir traversé une formation de nuages gris chargés d’électricité. Ce témoignage provient d’un pilote expérimenté, habitué de la zone est qui se considère aujourd’hui comme un rescapé du phénomène.

La malédiction du Pharaon

Le mystère de la malédiction du pharaon

Beaucoup de phénomènes extraordinaires se sont produits dans le monde. Certains ont pu être expliqués, d’autres n’ont pas pu l’être, et ont été qualifiés de « mystérieux ». Parmi ces mystères, celui que l’on appelle « la malédiction de Toutankhamon » a fait couler beaucoup d’encre et a fasciné beaucoup de gens.

Qui était Toutankhamon ?

Le masque de Toutankhamon, le pharaon de la fameuse malédiction

Toutankhamon était un pharaon égyptien de la XVIIIe dynastie. Son nom signifie « Amon est vivant ».

Il n’était encore qu’un enfant lorsqu’il accéda au pouvoir, car il n’avait que 10 ans lorsqu’il succéda à son beau-père Aménophis IV Akhenaton. Mais il n’a pas régné longtemps non plus parce qu’il est mort à l’âge de 19 ans.

Toutankhamon a été enterré dans une petite tombe de la Vallée des Rois. Il porte une cicatrice sur une de ses joues et il aurait eu la gangrène après une infection à la jambe gauche.

Pour les Égyptiens, leurs rois ou pharaons étaient une représentation vivante de leur dieu Râ, ou dieu soleil et étaient donc d’origine divine. Pour cette raison, ils les vénérèrent, non seulement de leur vivant, mais aussi après leur mort.

Ils pensaient même qu’ils étaient dotés de pouvoirs surnaturels. Leur sépulture est un objet sacré et il est interdit de s’introduire dans leur tombeau, après leur enterrement après momification, car cela équivaudrait à troubler leur repos.

La découverte du tombeau royal de Toutankhamon

En 1922, une équipe d’archéologues, commandités par Lord Carnarvon, découvrent le tombeau du pharaon Toutankhamon. Ils auraient lu à la porte de ce tombeau des hiéroglyphes avertissant que « ceux qui pénètrent dans ce tombeau seront bientôt touchés par les ailes de la mort. » Bien entendu, en tant que scientifiques, ils n’en tiennent pas compte et continuent leurs fouilles. Mais quelques jours plus tard, un cobra s’introduit dans la cage du canari d’un des membres de l’équipe, Howard Carter, et l’avale.

Pour les ouvriers, la mort de ce canari, qui était considéré comme un porte-bonheur par l’équipe, constitue déjà un avertissement, comme un mauvais présage, car pour les Egyptiens, le cobra est le serpent des pharaons. Cela n’empêche pas les archéologues d’ouvrir le tombeau. Ils y découvrent un fabuleux trésor constitué de statues, meubles, trône, armes, etc. couverts d’une grande quantité d’or et de pierres précieuses, de la faïence, des coffres remplis de bijoux. C’est la trouvaille archéologique la plus impressionnante qu’on ait jamais vue !

Mais quelque temps après, Lord Carnarvon, qui a été piqué par une ou des moustiques, souffre d’une mystérieuse fièvre dont il n’arrive pas à guérir. Il meurt le cinq avril 1923. Au moment précis de son décès — est-ce une bizarre coïncidence ? — une panne d’électricité survient, éteignant toutes les lumières de la ville.

De l’expédition archéologique médiatisée

Cet « incident » est relaté par la presse à sensation, et l’imagination populaire y voit déjà une malédiction sur ces hommes qui ont osé braver l’interdit. La suite semble avoir donné raison à ces gens qu’on a qualifiés de superstitieux, puisque des égyptologues, l’une française, George Bénédicte, l’autre américain, Arthur Mace, meurent. Puis étrangement, le frère de Lord Carnarvon et son infirmière, décèdent également, ainsi que le secrétaire de Howard Carter.

Ils ne sont pas les seuls : en tout et pour tout, 27 personnes impliquées dans ces fouilles archéologiques, de près ou de loin, sont mortes d’une manière « mystérieuse », la plupart d’entre eux, de maladies, mais surtout de pneumonies asphyxiantes.

Alors, malédiction ou morts naturelles pour tous ces gens ? Certaines personnes avancent l’hypothèse de l’existence d’un virus dans ce tombeau, mais un virus aurait-il pu survivre 3000 ans ? Peut-être, ou peut-être pas. Surtout que les virus qui sont pathogènes pour l’homme ne peuvent survivre que dans des organismes vivants et non dans des momies, qui sont des organismes morts.

Les points de vue scientifiques

Le docteur Caroline Stenger-Philipp explique les pneumonies asphyxiantes qui ont affecté les personnes qui ont participé à ces fouilles par l’existence de champignons extrêmement toxiques dans les moisissures résultant de la décomposition des fruits et légumes que les anciens Egyptiens mettaient dans les sépultures de leurs pharaons, pour leur servir de nourriture pendant leur voyage vers l’au-delà.

La description faite par Howard Carter de l’atmosphère de la tombe du pharaon Toutankhamon semble renforcer cette hypothèse : un air humide, suffocant, des poussières très irritantes pour les voies respiratoires. En raison de ce caractère malsain du tombeau de Toutankhamon, il était probable, selon les scientifiques, qu’il y aurait des conséquences néfastes sur la santé de ces « profanateurs de tombeau », notamment ces pneumonies aigües.

Puis on a pu établir ultérieurement que Lord Carnarvon était particulièrement vulnérable, car sa santé avant cette expédition n’était déjà pas très reluisante et le climat de l’Egypte n’a fait qu’empirer les choses. Mais à l’inverse, la fille de Lord Carnarvon, Evelyn, qui était l’une des premières personnes à pénétrer dans la sépulture, a vécu encore très longtemps après ces événements, ainsi que Howard Carter, qui a découvert le tombeau. Pourquoi ont-ils, tous les deux, survécu ?

3000 ans après sa mort, la découverte du tombeau de Toutankhamon et la malédiction qui s’ensuivit demeure donc un mystère que la science ne peut élucider. Aujourd’hui, la momie du pharaon Toutankhamon est exposée au musée du Caire, avec tous les objets qui l’accompagnaient.

Les origines de la voyance arabe

A la découverte de la voyance arabe !

Face aux mystères de l’avenir, il a toujours existé chez nous une envie de pouvoir anticiper le futur en le connaissant. Dans ces conditions, l’homme a, de tout temps, en tout lieu, eu recourt à la voyance. De nombreuses formes de voyance existent, et il en est une qui connaît un succès grandissant : c’est la voyance arabe.

La voyance arabe remonte à plusieurs siècles, à l’image de la civilisation du même nom qui fut l’un des berceaux de l’humanité. On retrouve des traces de la pratique des arts occultes jusqu’en Mésopotamie ainsi qu’à Babylone, ces civilisations millénaires qui virent l’histoire moderne débuter son long cours.

Dans l’histoire plus récente, c’est pendant l’occupation d’une partie de l’Europe Occidentale que l’astrologie arabe s’est véritablement développée. L’œuvre la plus connue est la traduction dans la langue arabe des ouvrages du célèbre astrologue grec, Claude Ptolémée, dont le célèbre Tetrabiblos. Cet ouvrage est une sorte d’encyclopédie, renfermant nombre de connaissances et savoirs en matière d’astrologie.

La voyance arabe s’est inspirée directement de l’astrologie. Entre l’an 750 et l’an 1550 après J.C., plus précisément durant le règne du Calife Haroun Al-Raschid, l’expansion de la voyance arabe fut importante, notamment en raison de l’influence combinée de deux grands astrologues arabes, du nom d’Al-Buni et d’Omar Tasmir.

Les astrologues arabes atteignirent d’ailleurs une telle influence, que c’est grâce à eux que l’astrologie connut une seconde jeunesse en Europe. Oubliée au point de tomber dans l’anonymat à la fin de l’Antiquité, l’astrologie moderne doit en effet sa renaissance à l’influence arabe sur le bassin méditerranéen.

La voyance arabe utilisait également la géomancie pour prédire la destinée, mais fut néanmoins elle aussi oubliée en raison des restrictions imposées par la religion musulmane en matière de voyance, la divination étant contraire aux principes et fondements de l’Islam.

Toujours est-il que la voyance arabe a su traverser les siècles, au point de connaître aujourd’hui une seconde vie, elle aussi.

Si la voyance arabe actuelle repose toujours principalement sur l’astrologie, on trouve d’autres formes de voyance, à l’image de ce que l’on connaît en France et plus généralement en Occident.

Dans les pays du Maghreb par exemple, la voyance arabe utilise la cafédomancie, la thédomancie ou encore la géomancie et principalement la médiumnité :

  • La cafédomancie : c’est le fait de lire l’avenir dans le marc de café. Si elle semble être née en Perse, cette forme de voyance est également très populaire dans les pays arabes, et notamment en Égypte.
  • La thédomancie : aussi connue sous le nom de tasséomancie, c’est la voyance grâce à une tasse de thé, ainsi qu’à la forme des feuilles de thé.
  • La géomancie : d’origine arabe, c’est la voyance dans des formes géométriques qui peuvent être obtenues notamment en lançant des petits cailloux sur une surface plane.

Il est aujourd’hui relativement facile de pouvoir faire appel à la voyance arabe, car il existe un grand nombre de sites qui proposent de connaître son horoscope en ligne, ou de consulter un voyant. Cette pratique reste malgré tout, peu connue du grand public, alors qu’elle présente des avantages immenses.

La place prépondérante de l’astrologie dans la voyance arabe

Miniature du 17ème siècle représentant des astrologues arabes, exposée à la bibliothèque universitaire d’Istanbul

Chaque signe astrologique est associé à une arme. Dans la voyance arabe, il existe douze armes pour représenter les douze signes du zodiaque.

Les 12 signes du zodiaque arabe sont :

  • Le « Poignard » qui regroupe les personnes nées entre le 21 mars et le 20 avril.
  • Celles qui sont nées entre le 21 avril et le 20 mai sont représentées par la « Massue paysanne ».
  • La « Masse de fer » représente les individus nés entre le 21 mai et le 20 juin.
  • Le « Coutelas » est le signe du zodiaque des hommes et des femmes nés du 21 juin au 22 juillet.
  • L’« Epée » est le signe de ceux fêtant leur anniversaire du 23 juillet jusqu’au 22 août.
  • Le « Couteau » est le symbole de la période allant du 23 août au 22 septembre.
  • La « Chaîne » est le signe de zodiaque des personnes dont la naissance se situe entre le 23 septembre et le 23 octobre.
  • Le « Poignard arabe » est l’arme représentant les natifs de la période allant du 24 octobre au 22 novembre.
  • L’« Arc » est le signe des personnes venues au monde entre le 23 novembre et le 22 décembre.
  • Pour la « Lance », cette arme est le signe de zodiaque de ceux qui sont nés du 23 décembre au 19 janvier.
  • La « Fronde » est le signe astrologique à compter du 20 janvier, jusqu’au 18 février.
  • Et enfin la « Hache » pour les hommes et les femmes qui ont leur date de naissance entre le 19 février et le 20 mars.

Les catégories d’armes regroupant les signes arabes

Ces armes, ou signes du zodiaque, sont ensuite regroupées en trois catégories qui sont les « armes courtes », les « armes moyennes » et enfin les « armes longues ».

Les signes astrologiques du couteau, du poignard, du coutelas et du poignard arabe forment la catégorie des armes courtes. Les personnes nées sous ces signes seront dotées de traits de caractère identiques, comme le fait d’être introverties et complexées. Ces personnes ne sont pas très douées pour la communication et ont tendance à se sous-estimer. Elles ne chercheront pas à connaître la gloire et préféreront l’humilité et la modestie. Les natifs de signes astrologiques des armes courtes ont souvent besoin d’aide pour connaître une ascension personnelle. Toutefois, ces personnes sont souvent rusées et font preuve de patience pour arriver à leurs fins.

Au niveau de la compatibilité amoureuse, les natifs d’un signe des armes moyennes leur sont plus accessibles, notamment ceux du signe de la chaîne. Par contre, les natifs d’un signe des armes courtes éviteront l’épée puisqu’il leur est quasi impossible de partager la vie d’un natif de ce signe.

Pour le cas des armes moyennes, cet ensemble est formé par les signes astrologiques de la masse de fer, la massue paysanne, la hache et la chaîne. Les personnes nées sous ces signes sont plutôt ambitieuses et méticuleuses dans leurs projets. Elles ont une grande facilité à atteindre leur objectif, du fait de leur sérénité et de leur omniscience. Elles souhaitent grimper les marches, mais parfois s’attardent en réflexion, et tardent à prendre une décision. Cela peut les empêcher d’avancer rapidement vers succès.

Le groupe des armes longues est composé de l’épée, de la lance, de la fronde et de l’arc. Les hommes et les femmes nés sous un de ces signes du zodiaque arabe sont l’image du rayonnement. Ces personnes ont une grande confiance en soi et chercheront toujours à se perfectionner. Elles sont dotées d’un charisme naturel, qui leur permet de gravir les échelons sans aucun problème. Néanmoins, leur soif de succès peut entraîner leur perte, c’est pour cela qu’elles doivent se méfier de l’argent, qui souvent prend le pas sur celui qui le possède.

On peut également rencontrer dans certaines pratiques de l’astrologie arabe d’autres variations pour déterminer l’arme correspondant au signe d’une personne, comme le nombre d’habitants de sa ville de naissance, ainsi que la situation sociale de ses parents.

La voyance dans la Rome Antique

Présentation de la voyance dans l’antiquité romaine

La voyance est apparue dans la cité romaine antique vers la fin du règne de Tarquin le Superbe (An 500 av. J.-C.), avec la fondation de plusieurs institutions et écoles d’Etat consacrées à l’étude des oracles. Si diverses méthodes de divination se sont ainsi développées : prophéties, magie, haruspices, augures, etc., en revanche, dans la religion publique, seulement trois formes de consultations étaient officiellement reconnues : la consultation des Livres Sibyllins, la divination par les augures et l’hépatoscopie.

La consultation des « Livres Sibyllins »

La Sibylle de Cumes

Ces fameux livres de l’époque étaient l’œuvre des « Sibylles », des prêtresses de Jupiter qui exerçaient la divination. Bien qu’humaines, elles avaient acquis une dimension surnaturelle car elles étaient capables de communiquer avec les dieux.

Ces livres auraient été vendus par une vieille femme, sans doute la Sibylle de Cumes, à Tarquin, dernier roi de Rome. Ils constituaient des sources concernant la destinée que les oracles auraient voulue pour la cité romaine, et la marche à suivre lorsque se produisaient des évènements extraordinaires, des “prodiges”, tant redoutés par les romains.

Les « Sibylles » se fondaient sur l’étude des oracles zodiacaux, existant déjà à l’époque à Rome. Donc, la science des augures s’était fondée au début, avec « les Livres sibyllin » sur les douze signes du zodiaque.

La consultation de ces livres était accomplie par un autre collège sacerdotal, nommé les « quindecemviri sacris faciundis », qui accordait de l’importance aux signes se manifestant de façon spontanée.

Par exemple, en cas d’une catastrophe naturelle, les quindecemviri, sous l’ordre du Sénat, consultaient « les livres sibyllins » pour présenter, par la suite, leur réponse au Sénat et lui expliquer les causes de cette punition divine.

Les trois livres de la Sibylle auraient été finalement détruits par des fanatiques chrétiens qui jugeaient blasphématoires les textes des Livres Sibyllins, notamment lorsqu’ils prédisaient la fin de l’humanité.

La divination par les augures

Parmi les principaux fondements de la religion romaine, réside le fait de devoir préserver à tout prix « la paix des Dieux » ou « pax deorum », en latin. Il fallait pour cela agir en fonction de leurs désirs. Les romains craignaient la colère de leurs Dieux, qui risquerait d’engendrer plusieurs cataclysmes : maladies, famine, catastrophes naturelles, etc.

Pour savoir si les décisions prises étaient en accord avec les volontés divines, il était donc nécessaire de disposer de voyants capables de décrypter le message des Dieux pour le rapporter aux humains. De cette façon, la voyance n’était qu’une affaire religieuse, un art réservé aux prêtres, les seuls spécialistes chargés d’interpréter les signes divins et d’annoncer l’avenir.

C’était « le collège des augures », une assemblée de prêtres dévoués à la voyance, qui validait à tout gouvernant si la décision prise était conforme à la volonté des Dieux.

Ainsi, Dans la Rome antique, vers l’an 500 avant Jésus Christ, les décisions politiques, telles le vote d’une loi ou la décision d’engager une bataille, n’étaient vraiment prises qu’une fois les prêtres avaient consulté les dieux.

Leurs méthodes pour décrypter les messages divins étaient très simples, il suffisait d’observer le vol des oiseaux ou la façon dont les poulets mangeaient leur grain. Cette méthode de voyance est nommée « l’ornithomancie », elle considère que les oiseaux sont des êtres qui jouent le rôle de médium entre les dieux célestes et les hommes. Donc, les augures étaient plus ou moins favorables en fonction de l’appétit des volailles, du sens du vent, des directions de provenance du tonnerre et des éclairs, des lignes de la main.

En effet, la voyance par l’augure s’était renforcée dans la cité romaine après l’assassinat de Jules César. Cet empereur avait trouvé la mort de la façon exacte décrite par l’augure de Spurinna Vistritius. Par la suite, c’était le petit-neveu de Jules César, devenu l’empereur Auguste, qui avait augmenté à quinze le nombre des prêtres augures, ainsi ils avaient pris davantage d’importance.

L’Hépatoscopie

À Rome, l’hépatoscopie était un art divinatoire pratiqué par les haruspices, du 1er au 4ème siècle avant J.C. Les haruspices tiraient leur savoir des entrailles d’animaux, et tout particulièrement le foie. Ce dernier symbolisait, à cette époque, le siège de la vie et de l’âme.

C’était avec cette technique de prédiction qu’on jugeait les crimes dans la Rome antique. Cependant, les haruspices étaient consultés pour toutes sortes de raisons et même pour des questions d’ordre privé.

Au 2ème siècle avant J.C, un collège de 60 haruspices avait été mis en place, c’était ainsi que les haruspices prirent part à la vie politique de l’époque pour conseiller les gouvernants.

Quelques célèbres voyants et prédictions de la Rome antique

Le grand incendie de Rome, qui fut prédit 5 années à l’avance par le voyant Pammène

Les romains ont hérité de la culture étrusque beaucoup de rites et de coutumes, notamment en ce qui concerne les arts divinatoires ; tels l’examen des entrailles d’un animal sacrifié (Hépatoscopie), l’examen des phénomènes naturels dans le ciel ainsi que le vol des rapaces (Brontoscopie), l’étude des phénomènes naturels inattendus ; comme un coup de foudre qui surgit par ciel clair, la mort subite d’une personnalité politique sans raison apparente.

La divination et la voyance sont bien des aspects fondamentaux de la religion et de la vie quotidienne dans la Rome antique, qu’il s’agisse de livres sibyllins, d’hépatoscopie ou d’augures.

Parmi les premiers devins romains, il y avait Vertène qui étudiant les astres et prévoyait l’avenir avec comme support les entrailles d’animaux morts.

Ensuite, vers 450-380 av. J.-C, Mystratès avait prédit que Rome, encore jusque là une toute petite ville du Latium, deviendrait la cité la plus puissante au monde.

Les deux plus célèbres devins romains étaient donc Vertène et Mystratès et ils ont laissé leurs empreintes dans l’histoire de la voyance romaine antique. Comme supports de prédictions, ils prenaient les entrailles d’animaux, les astres et les phénomènes météorologiques.

Un peu plus tard, Thrasylle était apparu, en l’an 14, avec la prédiction de la mort d’Auguste, à laquelle succède Tibère pour enfin donner libre cours à sa vengeance et tuer tous ses rivaux. Il avait été l’auteur d’autres prophéties, par exemple celle annoncée lors de la reconquête de l’Arménie par les Romains dans leur guerre contre les Parthes, et qui affirme que Paetus serait battu par les Barbares.

Thrasylle avait eu un fils, Thrasylle-le-Jeune, il l’avait initié aux sciences divinatoires et fait de lui un autre grand astrologue romain.

Plus tard, un autre voyant célèbre est venu s’ajouter à la liste, Pammène, celui qui avait prédit à Tigellinus, cinq années à l’avance, qu’un grand incendie détruirait Rome, le 14 des calendes d’août (19 juillet), et que Néron, encore puissant à cette époque, se suiciderait.

L’Atlantide

L’Atlantide : Histoire ou Science-fiction?

Représentation de l’Atlantide, le continent disparu

L’Atlantide, ce mythe qui a traversé les siècles et qui, jusqu’à aujourd’hui fait encore couler beaucoup d’encre, passionne autant les pionniers du passé que les conteurs du fantastique. Pour ceux qui s’intéressent de près à cette légende, héritée des anciens écrits du philosophe Platon, l’Atlantide fut à première vue née d’une littérature fictive, qui porterait sur la représentation d’une civilisation florissante ayant existé vers 357 av. J.C.

Mais alors, pourquoi jusqu’à ce jour, ce mythe présente-t-il autant d’intérêt dans les investigations contemporaines ? Qui sont les Atlantes ? Et surtout, comment une littérature âgée de plus de 2360 ans se présente-t-elle aujourd’hui comme l’un des plus grands mystères des vestiges du passé ?

Origines du mythe de l’Atlantide

On retrouve les premières références de l’Atlantide dans les œuvres de Platon, notamment le « Timée » puis le « Critias ». C’est essentiellement dans ces deux dialogues que le philosophe décrit pour la première fois l’Atlantide, une île ayant abrité une civilisation particulièrement prospère et qui serait dotée d’un savoir et d’une technologie dignes des sciences les plus avancées.

L’Atlantide tire son nom du grec ancien « Atlantis » ou « nesos » et signifie étymologiquement « île d’Atlas ». Les ouvrages du philosophe suscitent de nombreux débats et fait l’objet de nombreuses controverses, notamment sur la véracité de l’existence de l’ancienne civilisation.

Certains interprètent l’histoire de Platon comme établie dans un cadre purement utopique, si d’autres parlent d’un récit personnellement vécu par l’auteur. En même temps, autour de la légende se sont inspirées nombre d’œuvres littéraires qui ont peu à peu nourri la curiosité des esprits. Plus tard, plusieurs découvertes de chercheurs scientifiques semblent fortement coïncider avec la théorie de l’existence de l’Atlantide.

Les mystères atour de la légende

D’après les ouvrages de Platon, toute l’existence de l’Atlantide est marquée par une série de conquêtes territoriales dans la méditerranée, qui laisse penser au caractère impérialiste de la civilisation atlante. Le profil visionnaire de Platon pousse certains investigateurs comme Kathryn A. Morgan à penser que la fiction du mythe est tirée des idéaux politiques du philosophe.

La théorie d’une lointaine existence de l’Atlantide se base sur la citation des descriptions assez précises dans les dialogues de l’auteur, comme des lieux de l’époque et des indications précises dans le temps.

L’Atlantide serait une île fabuleuse regorgeant de richesses et possédant une communauté à l’organisation politique harmonieuse et exemplaire. Selon toujours les écrits, le peuple détient des savoirs secrets et des technologies de pointe qui dépassent même celles de la civilisation moderne notamment au niveau de la science, la médecine, la métallurgie, etc.

Dans les dialogues de Platon, l’Atlantide connût une fin tragique, provoquée par un puissant cataclysme qui engloutit l’île et toute la civilisation en moins d’un jour et une nuit. Néanmoins, la nature exacte de ce cataclysme, relaté par des tremblements de terre et un gigantesque raz-de-marée continue de soulever diverses hypothèses dans les débats, la plus soutenue étant aujourd’hui la théorie d’un tsunami particulièrement dévastateur.

La découverte de très anciens vestiges sous-marins à un emplacement relatif à celui de l’ancienne civilisation révèlent des ruines bâties de fabuleuses architectures, à la hauteur des techniques modernes les plus complexes.

Histoire de l’Atlantide

L’île de l’Atlantide aurait-elle vraiment existé ? C’est la question sur laquelle n’arrivent pas à trancher les groupes de chercheurs divers et certains historiens, qui restent perplexes malgré des éléments qui tendent à prouver l’existence de cette civilisation. Les mémoires du philosophe laissent tantôt des détails qui troublent, tantôt des aspects romanesques qui semblent semer le doute dans les esprits.

Toutefois, les investigations des chercheurs indépendants ne sont pas restées vaines et certaines preuves frôlent même l’authenticité.

Athènes a été la seule à s’opposer à l’expansion de l’empire Atlante. L’île se compose de dix royaumes gouvernés par le roi Atlas et ses descendants. La cité-mère aurait été érigée sur un mont entouré par un flot navigable. Initialement vouées à des approches plus idéologiques, les conquêtes atlantes se barbarisent et s’entreprend au fil du temps à l’issue de sanglants affrontements. La légende parle de la fin du royaume à la suite de la colère des dieux sur le peuple atlante, qui leur afflige la punition de ce cataclysme.

L’Atlantide : l’avis de la science

Hypothèses sur l’Atlantide

Les théories sur d’éventuels survivants de l’Atlantide amène certains chercheurs à estimer l’île imaginaire comme Athènes même. Bon nombre des avis cartésiens accordent l’hypothèse d’une Atlantide faisant référence à une civilisation existante de l’époque, mais réfute l’idée d’un cataclysme qui aurait englouti un continent à part entière. L’histoire de l’île parle également d’un mystérieux métal appelé « orichalque » et qui a le plus enrichit la civilisation.

Des hypothèses considèrent aussi le métal comme une matière déjà existante comme le cuivre ou un alliage spécifique, semblable à celui du bronze et de l’étain, très courant à l’époque.

De l’autre côté, d’autres spéculent sur la véracité de la théorie de l’engloutissement et relie le phénomène à des catastrophes géologiques connus. L’Atlantide, bien qu’étant la plus célèbre, n’est pas un mythe isolé. D’autres légendes de territoires engloutis et de cités perdues la rejoignent dans sa catégorie notamment Avalon, Bimini ou Mu.

Géographie de l’Atlantide

La localisation de l’Atlantide est sans doute le sujet qui présente le plus de controverses. Beaucoup se vantent de descendre de ce mystérieux peuple. A travers les hypothèses de possibles emplacements du continent englouti, on note des lieux différents à travers les spéculations. Par exemple, dans la théorie qui tente de démontrer que l’Atlantide se trouve de nos jours en mer Noire, certains scientifiques comme le professeur Siegfried Schoppe parlent du cataclysme comme une montée soudaine du niveau de la mer, qui à l’époque n’était qu’une eau douce.

Par ailleurs, l’écrivain Jorge Maria-Ribero Meneses affirme que l’Atlantide se trouverait quelque part au fond des eaux espagnoles, dans le Nord. Cette théorie soutient l’idée d’un tsunami et présente à plus de 425 mètres sous l’eau une plateforme géographiquement semblable au relief du continent disparu.

Au large de l’île de Chypre ont également été menée d’importantes fouilles avec des découvertes intéressantes de ruines sous marines. Malgré l’importance de cette découverte, la contestation se base surtout sur le manque d’éléments tangibles qui seraient capables de démontrer avec certitude l’existence de l’Atlantide.

L’Atlantide une cité engloutie

Aujourd’hui, les investigations gagnent de plus en plus de passionnés et de scientifiques à la recherche de nouveaux indices. L’intérêt de l’histoire de l’île est que les découvertes faîtes jusqu’à ce jour semblent confirmer la possible existence d’une telle civilisation dans l’histoire de l’humanité, mais manquent encore d’éléments tangibles.

Les investigations les plus récentes conduisent à de nouvelles pistes plus intéressantes, qui dans tous les cas, démantèlent morceaux par morceaux les mystères de notre lointain passé. Pour l’instant, l’histoire de l’Atlantide n’est pas prête de nous livrer tous ses secrets.